Je ne bouge pas d’ici

Rumena Bužarovska

Traduit du macédonien par Maria Bejanovska

Éditeur : Gallimard • 2025 • 258 pages

Dans Je ne bouge pas d’ici, Rumena Bužarovska brosse avec une ironie mordante et une lucidité implacable les trajectoires d’exilés, qu’ils soient « expats » occidentaux dans les Balkans ou Macédoniens en quête d’ailleurs. À travers une série de nouvelles tragi-comiques, l’autrice explore le déracinement, les illusions d’une vie meilleure, les rapports de classe et de genre, les espoirs déçus face à l’Occident, et les cruautés ordinaires du quotidien.

Féroce, incisif, souvent drôle, parfois amer, ce recueil confirme la voix singulière d’une nouvelliste qui scrute l’âme humaine sans complaisance — et sans jamais renoncer à une forme d’élégance désabusée.

« Au début, j’étais si excitée que je me suis complètement abandonnée […]. Ensuite, Nino a commencé à bouger plus lentement et est devenu un peu mou. Mes oreilles se sont réveillées. J’entendais le grincement rythmé du canapé, comme une balançoire rouillée prête à se décrocher. J’ai ouvert les yeux et vu ces placards avec leurs trous de vis, tels des petits cochons nous espionnant de tous les côtés. »

Je ne bouge pas d'ici est un recueil de nouvelles de Rumena Bužarovska

présent

humour, solaire • passion • implacable

Mood du livre
exil, société
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Auteur/Autrice

Rumena Bužarovska

Née en 1981 à Skopje, Rumena Bužarovska est une écrivaine et professeure macédonienne. Elle est l’auteure de quatre recueils de nouvelles et traduite dans plusieurs langues à travers l’Europe. Elle enseigne la littérature américaine à la Faculté de philologie de Skopje, capitale macédonienne.

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Traducteur/Traductrice

Maria Bejanovska

Maria Bejanovska est traductrice du serbe et du macédonien vers le français. Spécialiste de la littérature centrale et orientale, elle exerce en complément de ses fonctions de traductrice le métier de journaliste et travaille à Radio France internationale. Elle a notamment traduit le Dictionnaire khazar de Milorad Pavic, La Grande Eau de Zivko Cingo et Le cahier volé à Vinkovci de Dragan Velikic. Cette dernière traduction lui a permis de remporter le prix Laure Bataillon en 2018.

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