Et ne reste que des cendres

Oya Baydar

Traduit du turc par Valérie Gay-Aksoy

Éditeur : Phébus • 2015 • 576 pages

Ne reste que des cendres. Des cendres chaudes, brûlantes, des poussières incandescentes au goût âcre : les vestiges des feux allumés par toute une génération qui croyait pouvoir enrayer le mécanisme infernal des dictatures militaires et des fanatismes.

Une génération de révolutionnaires, de militants, parmi lesquels la flamboyante Ülkü. Personnage obsédant, amoureuse éperdue, elle traverse la tête haute et le cœur battant les tourmentes politiques et sociales qui ont secoué la Turquie depuis les années 70. Elle qui a vécu dans sa chair la torture et les deuils ; dans son cœur : la passion, la fascination et la lâcheté des hommes.

Des cendres de cet engagement des plus contemporains, Oya Baydar fait renaître les cris, les passions, les espoirs de son peuple, de ces militants du monde entier qui, de Paris à Istanbul en passant par Moscou et Leipzig, ont comme elle connu la lutte, l’exil et le désenchantement.

« Ce « mort »… je l’avais déjà vu. Était-ce il y a cinq ans, était-ce il y a vingt-cinq ans ? Je ne me rappelle pas. Les morts ne vieillissent pas, dit-on, mais il a vieilli. Beaucoup… beaucoup vieilli. »

« Non, personnellement, je ne connais pas Arın Murat ; je le connais avec mon corps, mon cœur et mon cerveau. Je le connais à travers l’Istanbul de mes dix-huit ans, de mes vingt ans ; à travers les arbres de Judée du Bosphore, les mimosas des îles des Princes, les pleines lunes de la baie de Bebek, par les lits incrustés de nacre des anciens yalı blancs ; par les vapeurs de nuit qui filaient sur le Bosphore »

Et ne reste que des cendres est un roman d'Oya Baydar, publié chez Phébus et traduit du turc par Valérie Gay-Aksoy

Vie politique turque des années 70 à nos jours

passé/présent

délicat, solaire • engagé • bouleversant

Mood du livre
amour, dictature, révolution
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Auteur/Autrice

Oya Baydar

Oya Baydar étudie au lycée Notre-Dame de Sion d’Istanbul, un lycée catholique francophone. Elle publie son premier roman, inspiré de l’autrice Françoise Sagan, pendant sa scolarité au lycée. Ce roman lui vaut une menace d’expulsion de son lycée. Après le lycée, elle arrête d’écrire et se lance dans le militantisme marxiste.
En 1964, Baydar est diplômée du département de sociologie de l’université d’Istanbul et y devient assistante professeure.
Dans les années 1970, elle est reconnue comme écrivaine et chercheuse activiste communiste.
Pendant le coup d’état de 1980, Oya Baydar déménage en Allemagne. Elle retourne en Turquie en 1992 et, depuis 2013, milite pour les droits des Kurdes.

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Traducteur/Traductrice

Valérie Gay-Aksoy

Valérie Gay-Aksoy est traductrice du turc vers le français. Après des études de Lettres, elle donne des cours de FLE et commence à se familiariser au gré de ses rencontres avec le turc. C’est suite à un voyage en Turquie qu’elle décide de se lancer dans l’apprentissage de la langue. Elle s’inscrit à l’Inalco en 1998. Le métier de traductrice devient comme une évidence pour elle. Elle se consacre notamment aux textes d’Orhan Pamuk, La femme aux cheveux roux, Les Nuits de la peste et Cette chose étrange en moi, publiés chez Gallimard, ainsi qu’aux livres de Mine Kırıkkanat : La Malédiction de Constantin, Le Sang des rêves, publiés aux éditions Métailé.

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