La miséricorde des cœurs

Szilárd Borbély

Traduit du hongrois par Agnès Járfás

Éditeur : Christian Bourgois • 2015 • 332 pages

Dans un village du nord-est de la Hongrie, douze ans après l’écrasement de l’insurrection de 1956, une famille tente de survivre aux difficultés du quotidien. À travers le regard attentif du plus jeune fils, se dévoilent les espoirs, les blessures et les silences de plusieurs générations marquées par les bouleversements de l’Histoire. Chaque membre de la famille porte en lui l’héritage d’un passé tourmenté : les stigmates de la guerre, les souvenirs du goulag, les expropriations imposées par le régime communiste ou encore le poids des origines sociales et religieuses.

Au fil de ce récit sensible et profondément humain, se dessine non seulement le destin d’une famille, mais aussi celui de la Hongrie du XXe siècle. D’une remarquable précision dans l’évocation des êtres et du monde rural, La Miséricorde des cœurs est un roman poignant sur la mémoire, la transmission et la quête obstinée de liberté face aux déterminismes de l’Histoire.

« Chez nous, ce n’est pas comme chez les pauvres : il n’y a pas ceci, où il n’y a pas cela. Chez nous il n’a rien du tout. »

La miséricorde des cœurs est un roman de Szilàrd Borbély

Années 60-70

passé

poignant • engagé • sombre

Mood du livre
communisme, famille, violence
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Auteur/Autrice

Szilárd Borbély

Szilárd József Borbély, né en 1963 à Fehérgyarmat et mort en 2014 à Debrecen, était un poète, dramaturge et essayiste hongrois. Il est considéré comme l’un des écrivains hongrois les plus importants des 25 dernières années, et a ainsi reçu plusieurs prix littéraires hongrois prestigieux, tels que le Prix Tibor Déry, le Prix Attila József et le Prix Milán Füst. La miséricorde des cœurs est son seul roman.

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Traducteur/Traductrice

Agnès Járfás

Agnès Járfás est traductrice du hongrois vers le français. Ses domaines de prédilection sont la littérature générale, la musique, la critique littéraire, l’histoire de l’art et la spiritualité. Après un DEA de littérature française et une série de recherches sur les manuscrits de Proust, elle se lance avec passion dans la traduction. Son travail sur Pas question d’art de Péter Esterházy lui vaut le prix Laure Bataillon en 2012. Elle remporte aussi le Grand prix de la ville d’Arles en 2015 pour La Miséricorde des cœurs de Szilárd Borbély. Agnès Járfás anime des stages de traduction à la Maison des traducteurs de Balatonfüred (Hongrie) pour les étudiants français de l’Inalco de Paris III et Paris IV.

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