Peut-être Esther

Katja Petrowskaja

Traduit de l’allemand par Barbara Fontaine

Éditeur : Seuil • 2015 • 273 pages

Dans Peut-être Esther, Katja Petrowskaja explore les failles de sa mémoire familiale, marquée par les silences et les pertes d’une lignée juive dispersée entre l’Ukraine, la Pologne et l’Allemagne. À partir de fragments — un arrière-grand-oncle révolutionnaire, une arrière-grand-mère disparue à Babi Yar, un prénom incertain — elle recompose, avec une lucidité tendre, le puzzle éclaté d’une histoire effacée. Ce récit d’enquête intime, où l’Histoire croise la transmission vacillante, interroge ce que l’on sait de ceux qui nous ont précédés, les méandres des récits, et la reconstruction après la perte.

« Pendant la guerre, alors qu’il n’y avait plus de Juifs à Kalisz, on avait retiré du cimetière les matzevahs, ces pierres tombales juives, on les avait sciées en carrés et posées dans la rue, le dos tourné vers le haut, de sorte qu’on ne voie pas les lettres hébraïques quand on marchait dessus. C’était un système d’extermination à sécurité multiple. »

Peut-être Esther est un roman de Katja Petrowskaja

Guerres mondiales, URSS

passé/présent

poignant • subtil • sombre

Mood du livre
Mémoire, destin, famille
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Auteur/Autrice

Katja Petrowskaja

Katja Petrowskaja est une auteure et journaliste de langue allemande, née à Kiev en 1970. Vivant actuellement à Berlin, elle a étudié la philologie russe à l’Université de Tartu en Estonie, et est titulaire d’un doctorat en lettres de l’Université d’Etat des sciences humaines de Russie. Son premier ouvrage, Peut-être Esther, écrit en 2014, a remporté de nombreux prix littéraires, dont le Prix Ingeborg Bachmann, et a été traduit en vingt langues.

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Traducteur/Traductrice

Barbara Fontaine

Barbara Fontaine est une traductrice de l’allemand vers le français, spécialisée en littérature générale, sciences humaines, jeunesse et vie pratique. En 2008, elle reçoit le prix André-Gide pour la traduction du roma, Un pays invisible de Stephan Wackwitz, en 2010 le prix Amphi pour la traduction de Près de Jedenew de Kevin Vennemann, et en 2022 le prix Eugen-Helmlé en 2022 pour l’ensemble de son œuvre de traductrice.

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