Convoi pour Samarcande

Gouzel Iakhina

Traduit du russe par Maud Mabillard

Éditeur : Noir sur blanc • 2023 • 480 pages

Lorsque l’officier de l’Armée rouge Deïev est chargé d’acheminer cinq cents enfants de Kazan à Samarcande pour les éloigner de la famine qui touche la région de la Volga, un voyage de plusieurs milliers de kilomètres commence. Tout au long de son périple, Deïev croise le chemin d’hommes et de femmes prêts à les aider, témoignant de leur bonté et de leur courage alors même que l’URSS n’accorde plus de valeur à la vie humaine.

Gouzel Iakhina insuffle de la beauté et de la légèreté à une période sombre, à travers un personnage qui évolue tout au long du roman.

« Un vieillard de soixante-dix ans, une volée de vieille pies et un cuisinier muet et idiot : c’était là toute la troupe de Deïev. C’était elle qui allait devoir le soutenir, l’aider pendant des jours et des jours de route, veiller à la propreté de la guirlande et de ses passagers, les nourrir, les soigner et les protéger. Voilà à qui Deïev allait confier les vies des enfants, sans l’avoir désiré. Dont il devait répondre comme de lui-même. »

Le roman russe Convoi pour Samarcande de Gouzel Iakhina

communisme, URSS au pouvoir

passé

espoir, solaire • profond • sombre

Mood du livre
communisme, migration, voyage
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Auteur/Autrice

Gouzel Iakhina

Gouzel Iakhina est née en 1977 à Kazan, au Tatarstan (Russie). Elle a étudié l’anglais et l’allemand à l’université de Kazan, puis a suivi une école de cinéma à Moscou, se spécialisant dans l’écriture de scénarios. Son premier roman, Zouleikha ouvre les yeux, est immédiatement devenu un best-seller en Russie à sa parution en 2015. Il a été traduit dans plus de trente langues et a reçu de grands prix littéraires, dont les prestigieux Bolchaïa Kniga et Iasnaïa Poliana 2015. Gouzel Iakhina vit aujourd’hui à Moscou.Née en 1978 à Chișinău, Tatiana Țîbuleac est une journaliste et écrivaine moldave et roumaine. Après des études de journalisme et de communcation, elle travaille dans le domaine de l’audiovisuel, puis du journalisme. Sa carrière littéraire débute en 2014 avec un recueil de nouvelles (non traduit), puis son premier roman L’Eté ou maman a eu les yeux verts (Editions des Syrtes, 2018, traduit du roumain par Philippe Loubière), lauréat du prix de la revue L’Observateur culturel ainsi que le Prix de l’Union des écrivains de Moldavie. Son deuxième roman, Le Jardin de verre (Editions des Syrtes, 2020, traduit du roumain par Philippe Loubière) remporte le prix de littérature de l’Union européenne en 2019.

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Traducteur/Traductrice

Maud Mabillard

Née en Suisse en 1975, Maud Mabillard est une traductrice du russe vers le français. Elle a notamment travaillé sur des livres de Nicolas Bokov (La Conversion, 2003 ; La Zone de réponse, 2003 ; Opération betterave, 2010), Nadia Guerman (Les Enfants de Rogojine, 2012), Roman Sentchine (Les Eltychev, 2013 ; La Zone d’inondation, 2016), Gouzel Iakhina (Zouleikha ouvre les yeux, 2017), publiés aux éditions Noir sur Blanc. Sa traduction de Zouleikha ouvre les yeux lui a permis de remporter le premier Prix de la traduction pour l’Inalco en 2019. Elle est également l’autrice de La Fleur rouge, paru aux Éditions Noir sur Blanc en 2007.

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