Le chemin de la frontière

Grete Weil

Traduit de l’allemand par Olivier Le Lay

Éditeur : Gallimard • 2025 • 496 pages

Dans l’Allemagne des années 1930, Monika, jeune femme brillante issue de la bourgeoisie juive munichoise, rêve d’un monde juste et d’un amour à la hauteur de ses idéaux. Aux côtés de Klaus, son mari philosophe, elle croit encore possible de vivre en marge de la politique. Mais l’Histoire se referme sur eux comme un piège, et l’insouciance cède bientôt la place à l’effroi. Tandis que le régime nazi se durcit, l’arrestation de Klaus marque le début d’un long chemin de fuite et de lucidité pour Monika.

Dans Le chemin de la frontière, Grete Weil — réfugiée à Amsterdam en 1944 et veuve d’un homme mort à Mauthausen — transpose sa propre tragédie dans ce roman poignant, demeuré inédit jusqu’en 2022. Entre roman d’apprentissage et méditation sur la responsabilité individuelle face à la montée du totalitarisme, ce texte bouleverse par sa justesse, son acuité politique et la force intime du personnage de Monika.

« Nous avons laissé les choses dévaler la pente du pire sans tenter de s’y opposer réellement. Nous avons laissé les démons s’installer dans notre pays, le mal prospérer, sans lever le petit doigt. Les inquiétudes que nous inspirait le devenir de l’Allemagne ne nous empêchaient pas de dormir. Nous nous sommes gargarisés de notre amour de la liberté et de la vie, mais nous étions trop paresseux pour nous extraire de nos nids douillets. »

Le chemin de la frontière est un roman de Grete Weil

Nazisme, Seconde Guerre mondiale

passé/présent

poignant • passion • implacable

Mood du livre
Judeité, amour, résistance
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Auteur/Autrice

Grete Weil

Grete Weil est née en 1906 à Hanovre, en Allemagne. Elle est juive et doit fuir le régime nazi et passer la Seconde Guerre mondiale en exil, notamment en Suisse et aux États-Unis. Après la guerre, elle revient en Allemagne où elle poursuit sa carrière d’écrivaine. Ses romans et récits abordent la Shoah, la persécution et les traumatismes liés à la guerre. Elle est considérée comme une figure importante de la littérature de mémoire en Allemagne. Elle est décédée en 1999.

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Traducteur/Traductrice

Olivier Le Lay

Olivier Le Lay est né en 1976 à Saint-Brieuc. Après avoir étudié à l’École Normale Supérieure en 1996, il devient traducteur professionnel des textes littéraires en langue allemande. Son travail sur l’oeuvre de Peter Handke, La Perte de l’image, lui a valu le prix Halpérine-Kaminski. Mais c’est surtout pour sa traduction de Berlin Alexanderplatz d’Alfred Döblin qu’il s’est fait connaître.

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