Les Dévastés

Théodora Dimova

Traduit du bulgare par Marie Vrinat

Éditeur : Éditions des Syrtes • 2022 • 288 pages

Dans ce roman de la mémoire, l’écrivaine bulgare se penche sur une période très courte de l’histoire de la Bulgarie, mais parmi les plus violentes: le coup d’Etat des communistes en 1944 et la terrible épuration qui l’accompagna. Un roman choral qui fait entendre les voix de femmes ordinaires aux prises avec un événement extraordinaire.

« Au lever du jour, nous, un grand nombre de femmes, nous nous rassemblerons devant les portes de fer du cimetière. […] Le gardien arrive, il nous toise, ouvre en silence. Nous prenons l’allée centrale, sans parler. Atteignons l’église. Le vent est glacial. Nous tournons à droite. Marchons. […] Nous ne savons pas où continuer. Nous échangeons des regards impuissants. Nous nous dispersons. Commençons à faire le tour des tombes, ombres noires parmi les tombes blanchies.[…] Tout à coup, une femme s’écrie par ici, par ici. Nous y allons. Un immense rond, noir. Recouvert de scories. La neige ne tient pas sur la fosse. Elle fond en tombant dessus. »

Les Dévastés est un roman de l'autrice bulgare Théodora Dimova

prise de pouvoir des communistes à Sofia, Seconde Guerre mondiale

passé/présent

frisson, sombre • intense • sombre

Mood du livre
Mémoire, communisme, dictature
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Auteur/Autrice

Théodora Dimova

Theodora Dimova est une romancière et dramaturge bulgare, née à Sofia en 1960. Ses écrits remportent un franc succès. Mère a obtenu le prix le prix du concours Razvitié en 2004 et le prix de Littérature est-européenne à Vienne en 2006. Les Dévastées quant à lui se voit récompensé par le prix Fragonard en 2022.

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Traducteur/Traductrice

Marie Vrinat

Marie Vrinat est professeure en langue et littérature bulgares à l’Institut national des langues et civilisations orientales (INALCO) à Paris, où elle dirige un master de traduction littéraire qu’elle a elle-même crée. Traductrice entre autres de Théodora Dimova et de Guéorgui Gospodínov, elle a recemment reçu le prix Mallarmé 2024, le Prix de traduction du PEN Club français 2023 et le Prix de traduction Étienne Dolet 2021. En 2017 elle a remporté le prix « La Plume » pour la traduction du roman Le Sourire du Chien de Dimana Trankova et en 1990 le prix de la meilleure traduction pour Ballade pour Georg Henig de Victor Paskov. Elle a également reçu le prix de l’Académie bulgare des sciences pour sa contribution aux études bulgares.

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