Physique de la mélancolie

Guéorgui Gospodínov

Traduit du bulgare par Marie Vrinat

Éditeur : Intervalles • 2015 • 464 pages

Physique de la mélancolie, roman-labyrinthe, apparaît comme un prolongement et un dépassement longuement et patiemment mûri de cette quête du moi qui englobe tous les autres « moi », et ce, dès le tout début du roman, dans son prologue qui déclare : « Je sommes nous. »

Dans ce labyrinthe (celui des histoires, mais aussi celui du Minotaure, alter ego du narrateur) Guéorgui Gospodinov pousse plus loin cette démultiplication des « je ». Que de non-vécu, de manqué, de passé à côté, de laissé de côté dans une existence ! De multiples fils d’Ariane relient ce moi incomplet d’ici et maintenant aux autres « moi » d’autres lieux et d’autres époques, humains, animaux ou plantes le transformant en un moi collectif, empathique, qui lui permet de traverser les âges et d’entrer tour à tour dans les histoires et les corps de son grand-père dans la Hongrie de 1945, du Minotaure, de Guéorgui Gospodinov dans la Bulgarie communiste et postcommuniste de 1968 à 2011, d’une mouche à vin, d’un nuage de printemps, d’une perdrix, etc.

« Je sommes nous. »

Physique de la mélancolie est un roman de Guéorgui Gospodinov, publié aux éditions Intervalles et traduit du bulgare par Marie Vrinat-Nikolov

XXIe siècle, Bulgarie postcommuniste, Hongrie de 1945

présent

délicat, solaire • profond • mystérieux

Mood du livre
communisme, identité
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Auteur/Autrice

Guéorgui Gospodínov

Guéorgui Gospodinov est né à Jambol en 1968. Son premier roman Un roman naturel a remporté un succès public et critique. Salué par la presse pour son originalité, il était une des meilleures ventes en Bulgarie et a été traduit dans vingt-trois langues. Il est aujourd’hui considéré comme une figure majeure de la littérature bulgare.

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Traducteur/Traductrice

Marie Vrinat

Marie Vrinat est professeure en langue et littérature bulgares à l’Institut national des langues et civilisations orientales (INALCO) à Paris, où elle dirige un master de traduction littéraire qu’elle a elle-même crée. Traductrice entre autres de Théodora Dimova et de Guéorgui Gospodínov, elle a recemment reçu le prix Mallarmé 2024, le Prix de traduction du PEN Club français 2023 et le Prix de traduction Étienne Dolet 2021. En 2017 elle a remporté le prix « La Plume » pour la traduction du roman Le Sourire du Chien de Dimana Trankova et en 1990 le prix de la meilleure traduction pour Ballade pour Georg Henig de Victor Paskov. Elle a également reçu le prix de l’Académie bulgare des sciences pour sa contribution aux études bulgares.

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