Adriana

Théodora Dimova

Traduit du bulgare par Marie Vrinat

Éditeur : Éditions des Syrtes • 2008 • 168 pages

Dans une œuvre habitée par les blessures de l’enfance et les failles de l’âme, Théodora Dimova explore ici un territoire plus rare et bouleversant : celui de la vieillesse, dans toute sa vérité — à la fois digne et déchirante.

Adriana fut une femme brillante, entourée, comblée en apparence. Mais l’argent, l’ennui et la solitude ont lentement creusé en elle un vide insatiable, jusqu’à la faire basculer — jusqu’à l’irréparable. Désormais, au crépuscule de sa vie, elle n’attend plus qu’une chose : un signe, une présence, peut-être un « sauveur » capable de lui offrir, sinon le pardon, au moins une forme d’apaisement. Lorsque Ioura, jeune femme lumineuse et libre, entre dans son existence, quelque chose vacille. Entre elles naît un lien inattendu, fait de fascination, de tendresse et d’écoute. Peu à peu, Adriana se raconte — sans fard, sans indulgence — revisitant ses erreurs, ses illusions, et la tragédie qui ne cesse de la hanter.

Dans ce face-à-face entre deux âges de la vie, les voix s’entrelacent et les destins se répondent. Et dans cet échange fragile, presque suspendu, se dessine la possibilité d’une réconciliation — avec soi-même, avec le passé, et peut-être, avec la fin qui approche.

« Le texte était littéralement le suivant : vieille dame recherche jeune fille pour lui tenir compagnie. Intelligence, maîtrise des langues étrangères, culture générale, bonnes manières, charme, discrétion et sourire, telles étaient les qualités auxquelles la vieille dame apparemment tenait le plus. »

Adriana est un roman de Théodora Dimova

passé

sensuel • passion • décalé

Mood du livre
Solitude, condition féminine, société
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Auteur/Autrice

Théodora Dimova

Theodora Dimova est une romancière et dramaturge bulgare, née à Sofia en 1960. Ses écrits remportent un franc succès. Mère a obtenu le prix le prix du concours Razvitié en 2004 et le prix de Littérature est-européenne à Vienne en 2006. Les Dévastées quant à lui se voit récompensé par le prix Fragonard en 2022.

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Traducteur/Traductrice

Marie Vrinat

Marie Vrinat est professeure en langue et littérature bulgares à l’Institut national des langues et civilisations orientales (INALCO) à Paris, où elle dirige un master de traduction littéraire qu’elle a elle-même crée. Traductrice entre autres de Théodora Dimova et de Guéorgui Gospodínov, elle a recemment reçu le prix Mallarmé 2024, le Prix de traduction du PEN Club français 2023 et le Prix de traduction Étienne Dolet 2021. En 2017 elle a remporté le prix « La Plume » pour la traduction du roman Le Sourire du Chien de Dimana Trankova et en 1990 le prix de la meilleure traduction pour Ballade pour Georg Henig de Victor Paskov. Elle a également reçu le prix de l’Académie bulgare des sciences pour sa contribution aux études bulgares.

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Ils en parlent

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