Le Slynx

Tatiana TolstoÏ

Traduit du russe par Christophe Glogowski

Éditeur : Les Argonautes Éditeur

Deux cents ans après l’Explosion, Benedikt ne se plaint pas. Il a un travail – recopier la poésie du grand leader Fiodor Kouzmitchsk – et bien qu’il ne jouisse pas des privilèges d’un mourza, au moins n’est-il pas un serf. Il a une petite maison, avec suffisamment de souris pour préparer un repas savoureux, et surtout il est exempt de mutations : pas de doigts supplémentaires, pas de branchies, pas de crêtes de coq. Et jusqu’à présent, il a même réussi à échapper au Slynx hurlant qui rôde dans la nature sauvage au-delà.

Récit d’un monde russe futur qui rappelle le passé, portrait grimaçant de l’inhumaine humanitée Le Slynx est à la fois un classique indispensable et le livre du moment. Unique roman de Tatiana Tolstoï, d’une chatoyante inventivité, il rend hommage à l’art tant dans sa souveraineté que dans son impuissance.

Parution 22 mars 2024
Pages 416
ISBN 9782494289550

Le roman Le Slynx de l'autrice russe Tatiana Tolstoï

chute du communisme

avenir

humour, solaire • audacieux • déjanté

Mood du livre
post-apocalyptique

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Le mot de l'éditrice

« Marqué par une ignorance presque jubilatoire autant que par un mépris absolu pour l’individu, ce nouvel âge de fer totalitaire russe que nous présente la grande Tatiana Tolstoï avec Le Slynx est à la fois hautement amusant et profondément inquiétant. Un roman immense dans une traduction audacieuse qui m’a tout de suite donné envie d’ouvrir le catalogue des Argonautes aux classiques contemporains. »

Katharina Loix van Hooff

Auteur/Autrice

Tatiana Tolstoï autrice du roman Le Slynx

Tatiana TolstoÏ

Tatiana Tolstoï est née à Leningrad et descend de la famille de Léon Tolstoï. Ses nouvelles et essais acerbes sur le quotidien russe l’ont consacrée comme l’un des principaux écrivains de l’ère Gorbatchev. Pendant les années 90, elle a enseigné dans des universités américains et collaborée au New Yorker et à la New York Review of Books. Le Slynx est traduit dans de nombreuses langues.

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Traducteur/Traductrice

Christophe Glogowski auteur et traducteur du polonais et du russe

Christophe Glogowski

Christophe Glogowski, né en 1946 en Pologne, était un auteur, marionnettiste et traducteur du russe, du polonais et de l’ukrainien. Il a notamment traduit Tatiana Tolstoï, Viktoria Tokareva et la Prix Nobel Olga Tokarczuk.

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Ils en parlent

  • « Tatiana Tolstoï a écrit un livre fascinant, qui va bien au-delà du simple récit d’anticipation. Mettant la grammaire cul par-dessus tête, plongeant jusqu’au vertige dans la conscience de son narrateur, déclenchant tour à tour le rire et les haut-le-coeur, elle s’en va chercher la couleur originelle de l’âme humaine, au travers d’un récit captivant. »

    Raphaelle Rerolle, Le Monde

  • « Un roman futuriste hypnotisant. »  

    The New Yorker

  • « Avec la publication du Slynx, Tatiana Tolstoï se verra accorder une place aux côtés de ses compatriotes exaltés Nabokov, Bulgakov et Gogol… »

    Livre-forum

  • « Tatiana Tolstoï fait alterner des couches de langage exquis avec le familier et l’idiomatique et, de la même manière, le banal avec le surnaturel. La création d’un brillant enchevêtrement de métaphores hétéroclites est son don – non pas l’intrigue, la trajectoire ou l’arc d’une histoire, mais le plongeon au milieu d’un verbiage éblouissant, l’univers lumineux de Tatiana TolstoÏ. »

    The Boston Phoenix

  • « Le Slynx est un chef-d’œuvre complexe et profondément gratifiant sur un homme qui préserve les vestiges carbonisés de la haute culture russe. » Le Washington City Paper

    Le Washington City Paper

  • « Un chef-d’œuvre de la littérature postmoderne. »

    The Times Literary Supplement

Extrait

« Il s’étale sur sept collines, le bourg Fiodor-Kouzmitchsk, et, tout autour, s’étendent des plaines à perte de vue, des terres inconnues. Au nord, des forêts touffues, hérissées de bois chablis ; les branches entrelacées barrent le passage, les ronces vous retiennent par les chausses, les rameaux vous arrachent le bonnet de la tête. En ces forêts, racontent les vieilles gens, vit le slynx. Tapi dans l’ombre des branches, il pousse son cri sauvage et lugubre : kyyyss ! kyyyss ! et nul ne peut le voir. »

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