Le village secret

Susanna Harutyunyan

Traduit de l'arménien par Nazik Melik Hacopian Thierry

Éditeur : Les Argonautes Éditeur

Niché dans les montagnes ​près du lac Sevan, un village vit à l’insu du monde. Des massacres ottomans aux persécutions soviétiques, ce lieu clandestin offre un refuge à qui le souhaite, à condition de se plier aux lois de son énigmatique leader Harout – le seul à connaître les chemins qui ​m​ènent à l’extérieur.

Lorsqu’une nouvelle vague de rescapés du génocide atteint​ la vallée, l’intransigeance de Harout semble dangereusement ébranlé : parmi eux se trouve une jeune femme enceinte de l’ennemi. Mais est-ce que cette nouvelle vie issu de tant de violences aura le droit d’exister ? Et combien de temps le village pourra-t-il rester secret ?

À travers des images aussi poignantes que lumineuses, des détails attachants et des paysages sublimes, la grande dame de la littérature arménienne, Susanna Harutyunyan, conjugue le réalisme des souffrances du peuple arménien à la poésie de ses légendes.

Parution 2 février 2024
Pages 224
ISBN 9782494289406

Le Village secret est le premier roman de la grande dame de la littérature arménienne Susanna Harutyunyan à être traduit en français.

Génocide arménien

passé

poignant • profond • bouleversant

Mood du livre
Mémoire, oppression, violence

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Le mot de l'éditrice

« Le village secret est un véritable diamant brut fait d’images archaïques et de paysages sublimes. La grande dame de la littérature arménienne, Susanna Harutyunyan, y aborde, en biais, le destin tragique de son pays au cours du xxe siècle. »

Katharina Loix van Hooff

Auteur/Autrice

Susanna Harutyunyan est une écrivaine arménienne et notamment l'autrice de Le Village secret

Susanna Harutyunyan

Susanna Harutyunyan, née en 1963 au bord du lac Sevan, est aujourd’hui l’une des écrivaines les plus influentes d’Arménie. Son travail a été traduit en persan, grec, roumain, azerbaïdjanais, allemand, kazakh et anglais. Pour son roman Le village secret, elle a remporté le Prix présidentiel de littérature en 2016. Elle est la rédactrice en chef du magazine littéraire arménien Kayaran.

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Traducteur/Traductrice

Nazik Melik Hacopian Thierry

Nazik Melik Hacopian-Thierry est née à Téhéran. Elle est docteur en économie. Sa passion pour la langue et la civilisation arméniennes l’a incitée à faire des études à l’Institut des Langues et civilisation Orientales, à l’Institut Catholique de Paris et l’Institut des Traducteurs et Interprètes de Strasbourg. Elle a participé à la traduction des textes canoniques et apocryphes. En littérature contemporaine, elle a surtout traduit l’œuvre de Susanna Harutyunyan : Ciel post sciptum (2019) et Promenades en terre d’Arménie (2021).

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Ils en parlent

  • « La langue envoûtante de Susanna Hautyunyan emporte tout, admirablement rendue par la traduction de Nazik Melik Hacopian-Thierry. Les images que l’autrice déploie sont d’une beauté brute, archaïque. Empruntant aux légendes, elles épousent les personnages pour débusquer la part d’universel en chacun. »

    Le Temps (Suisse), Isaure Hiace

  • « Susanna Harutyunyan a su créer un monde où s’affrontent le mythe et la poésie. »

    France Arménie, Edouard Pehlivanian

  • « De la plume de son autrice surgit un récit âpre et brûlant aux accents de conte fantastique […] Susanna Harutyunyan peut être considérée comme l’une des chefs de file de la littérature arménienne contemporaine. »

    Nouvelles d’Arménie Magazine, Lena Ichkban

  • « La prose de Susanna Harutyunyan est tout sauf dépouillée. L’histoire se révèle à travers une abondance d’images poétiques d’une beauté rare. »  

    Vishy’s Blog

  • « Avant Susanna Harutyunyan, aucun auteur n’avait évoqué les conceptions arméniennes de la honte et de l’honneur – et leurs conséquences – avec autant de justesse.»  

    Immerlesen, Allemagne

  • « Si Susanna Harutyunyan est une autrice réaliste, ses personnages ont quelque chose de mythique, tant ils se situent dans les extrêmes. Ils ont été déformés, étirés, courbés si l’on veut, par l’Histoire et par la vie. »  

    The Armenian Mirror Spectator

Extrait

« Ici, il n’y avait pas de coupoles qui s’érigeaient, ni de stèles sur les tombes, ni même d’ombres de khatchkar s’allongeant à l’heure du crépuscule. Il n’y avait pas de murs, pas de palissades pour clôturer les existences. Les villageois passaient à la manière des lézards, entre les pierres. Ils vivaient auprès des eaux souterraines, cachés. »

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