Train de nuit pour Lisbonne

Pascal Mercier

Traduit de l'allemand (Suisse) par Nicole Casanova

Éditeur : Les Argonautes Éditeur

Professeur de langues anciennes dans un lycée suisse, Raimund Gregorius mène une vie rythmée par la routine. Mais lorsqu’une rencontre fortuite avec une femme portugaise le conduit à la découverte d’un livre mystérieux, son existence se voit soudainement bouleversée.

Le soir même, Gregorius prend le train pour Lisbonne afin de rechercher l’insaisissable auteur, Amadeu de Prado, médecin renommé et opposant à la dictature de Salazar. Obsédé par l’idée de percer l’énigme de cet homme, Gregorius part à la rencontre de tous ceux que sa vie et ses actes ont pu marquer.

Autant l’histoire d’une quête existentielle qu’une ode à la beauté d’une vie pleinement vécue, Train de nuit pour Lisbonne a été un succès mondial fulgurant à sa parution. Dans la traduction d’une élégance intemporelle de Nicole Casanova, il compte désormais parmi ces romans mythiques du vingtième siècle européen.

Parution 17 mai 2024
Pages 500
ISBN 9782494289604

régime salazariste, Révolution des Œillets

passé/présent

délicat, solaire • inspirant • solaire

Mood du livre
amour, identité, secret de famille

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Le mot de l'éditrice

« Succès mondial porté au cinéma, Train de nuit pour Lisbonne est une magnifique exploration de la solitude, du langage et de la condition humaine. Un trésor de la littérature européenne qui a toute sa place dans notre nouvelle série de classiques contemporains, destinée à accompagner des générations de lecteurs. »

Katharina Loix van Hooff

Auteur/Autrice

Pascal Mercier, nom de plume de Peter Bieri, est l'auteur du roman Train de nuit pour Lisbonne

Pascal Mercier

Pascal Mercier (1944-2023) est né à Berne et a vécu à Berlin où il a enseigné la philosophie. Il est l’auteur d’essais de philosophie et de plusieurs romans. Train de nuit pour Lisbonne (2004) a été un succès phénoménal et traduit dans de nombreuses langues. Il a remporté le prix Marie-Luise Kaschnitz en 2006 ainsi que le Premio Grinzane Cavour pour le meilleur roman étranger en Italie en 2007.

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Traducteur/Traductrice

Nicole Casanova écrivaine et traductrice littéraire notamment de Train de nuit pour Lisbonne de Pascal Mercier

Nicole Casanova

Nicole Casanova est née en 1934. Elle est écrivaine et traductrice depuis l’allemand, notamment de Lou Andreas-Salomé, Daniel Kehlmann et Jurek Becker. En tant que critique littéraire, elle a collaboré au Monde et à La Quinzaine littéraire. En 1991, elle reçoit le prix Alfred de Vigny.

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Ils en parlent

  • « Un régal pour l’esprit. L’un des meilleurs livres que j’ai lus depuis longtemps ».

    Isabel Allende

  • « L’un des grands romans européens de ces dernières années. »

    Page des Libraires

  • « ‘‘S’il est vrai que nous ne pouvons vivre qu’une seule partie de ce qui est en nous, qu’advient-il du reste ?’’ Cette question, parmi tant d’autres, est portée par une écriture venue de loin, classique et ample, apaisante pour mieux dire les dévorations face aux questionnements d’une vie. »

    Le Figaro littéraire, Clémence Boulouque

  • Pascal Mercier nous entraîne dans un formidable voyage à Lisbonne sur les pas d’un poète disparu. Le terne professeur Gregorius rejoint le Portugal après être tombé sous le charme de De Prado. Son enquête nous fait découvrir un homme fascinant et une ville captivante. Merveilleux roman à savourer accompagné d’un plan pour encore plus de plaisir.

    Marie-Line Charmarty – Librairie Livres en Tête Sallanches

  • « Amadeu Prado était fait pour devenir une légende, et Pascal Mercier, en l’inventant, a créé là une sorte de de cousin de Fernando Pessoa, un héros littéraire insaisissable dont le seul but semble être de défier… l’auteur lui-même. Qui nous entraîne dans ce vertige diabolique avec un rare, un éblouissant talent. »

    Ruth Valentini, Le Nouvel Observateur

  • « Le Suisse allemand Pascal Mercier, dans son Train de nuit pour Lisbonne, fonde un nouvel art du roman, précieux et envoûtant, inattendu par les temps et les livres qui courent. »

    La Quinzaine littéraire, Albert Bensoussan

  • « Il s’appelle Gregorius, un vrai beau nom de héros. […] Train de nuit pour Lisbonne raconte comment un homme se réconcilie avec lui-même en élucidant l’existence d’un autre. » Libération, Claire Devarrieux

    Libération, Claire Devarrieux

  • « Dans un grand souffle métaphysique, Pascal Mercier part sur les traces d’un écrivain portugais, mort inconnu, trente ans plus tôt. »

    La Croix, Francine de Martinoir

  • « ‘‘S’il est vrai que nous ne pouvons vivre qu’une seule partie de ce qui est en nous, qu’advient-il du reste ?’’ Cette question, parmi tant d’autres, est portée par une écriture venue de loin, « Aucun pittoresque dans cette découverte d’une terre : ce sera un voyage au pays de Pessoa, c’est-à-dire dans le seul vrai monde, celui des identités multiples. » Le Magazine littéraire, Rachel Grandmangin

    Le Magazine littéraire, Rachel Grandmangin

  • « Un voyage mémorable et un succès international mérité. […] Il est difficile de rendre l’éblouissante richesse de ce roman de près de cinq cents pages. Pascal Mercier, dans cette quête, dans cette recherche incessante pour mieux cerner Amadeu de Prado, pour mieux comprendre les mots de cet écrivain visionnaire, pour mieux se comprendre, nous transporte dans un monde d’une beauté impressionnante et inattendue. »

    Le Canard enchaîné, André Rollin

  • « Mercier a érigé un monument à la littérature. Et il l’a fait à merveille, avec tout le poids de ses connaissances philosophiques. » La Stampa (Italie)

    La Stampa (Italie)

  • « Train de nuit pour Lisbonne, premier roman traduit du Suisse germanophone Pascal Mercier, professeur de philosophie à Berlin, est mieux qu’une magnifique et bouleversante histoire. Il interroge aussi la littérature : que disent ou taisent les écrits de notre vie, que traduisent-ils du vertige de l’amour, qu’expriment-ils des sentiments complexes qui poussent un homme à rechercher la poésie de chaque jour et, au bout du compte, à ne jamais totalement disparaître ? »

    Gilles Heuré, Télérama

  • « Grave et beau livre d’initiation à la vie intérieure comme à celle du monde et de l’histoire, Train de nuit pour Lisbonne progresse au rythme d’une interrogation toujours reprise, approfondie, jamais refermée sur elle-même. »  

    Patrick Kéchichian, Le Monde

Extrait

« Ce jour commença à la manière d’innombrables autres jours, pourtant, après lui, rien ne devait plus être comme avant dans la vie de Raimund Gregorius. Gregorius arriva de la terrasse de la Confédération à huit heures moins le quart et prit le pont de Kirchenfeld qui mène du centre de la ville au lycée. Ainsi faisait-il chaque matin de l’année scolaire, et immuablement à huit heures moins le quart. Il y eut bien la fois où il trouva le pont barré, et où il fit une faute pendant le cours de grec qui suivait. Ce n’était jamais arrivé auparavant, et cela n’arriva plus jamais par la suite. Des journées entières, toute l’école ne parla que de cette faute. Plus la discussion sur le sujet se prolongeait, plus grandissait le nombre de ceux qui pensaient avoir mal entendu. Finalement, cette conviction l’emporta aussi chez les élèves qui avaient assisté au cours. Il était tout simplement inimaginable que Mundus, comme on l’appelait, commît une faute en grec, latin ou hébreu.»

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